Groupement National Interprofessionnel|des Semences et plants
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Pourquoi et comment se former aux fourragères, aux dérobées fourragères et aux plantes de service ?

28 mai 2020

En fourrages, en dérobées ou plantes de service, ces trois groupes d’utilisation intègrent de nombreuses espèces végétales soit une cinquantaine. Chez certaines d’entre elles, l’on dispose de plus de 140 variétés. D’autre part, les usages et les objectifs peuvent être multiples et cumulatifs.

Face à cela, les situations pédoclimatiques peuvent être très différentes, de même que les systèmes d’exploitation, ce qui demande donc une bonne connaissance des espèces et de leur comportement selon les utilisations pour faire le bon choix.

Prendre en compte le système global de l’exploitation

Exploitation de grandes cultures uniquement, exploitation mixte de polyculture élevage ou spécialisée en élevage d’herbivores, présence ou pas d’élevage de granivores en hors sol, chaque situation est unique. Il faut également évoquer le niveau d’intensification des systèmes et les contraintes particulières souvent liées à l’environnement, qu’elles soient obligatoires ou volontaires, telles que l’agriculture biologique ou les mesures agroenvironnementales.

Choisir les espèces nécessite de se poser une succession de questions et la prise en compte de multiples facteurs. Ce processus doit répondre à un déroulement logique où il convient de tout intégrer : situation initiale, objectifs de l’agriculteur, contraintes particulières, situation agronomique, climatologie habituelle et spécifique à la saison en cours. Enfin, il est nécessaire et indispensable de penser à l’économie et aux opportunités qui peuvent se présenter.

Savoir poser un diagnostic de ses prairies

En fourragères, la démarche commence souvent par le diagnostic de la prairie. Cela consiste en la reconstitution d’un historique de la parcelle et d’observation. Savoir reconnaître les plantes sauvages spontanées, appréhender leur phytoécologie et leur valeur fourragère sont indispensables. Après avoir observé et compris la situation, il convient de choisir les espèces les mieux adaptées en fonction des conditions pédoclimatiques, de la période de production recherchée, de leur usage et parfois de leur insertion dans une rotation. Il convient ensuite d’être capable de raisonner une méthode d’implantation en fonction du matériel disponible ainsi que le mode de conduite de la parcelle en place. Tout est important pour optimiser le potentiel pédoclimatique et pour bénéficier de la richesse génétique fourragère.

Une culture dérobée, pourquoi, comment ?

En ce qui concerne les cultures dérobées fourragères, la démarche est aussi riche en questions à se poser : les dates de semis possibles, l’objectif et la ou les périodes d’utilisation, pour quelle utilisation, pour quel type d’animaux, pour quel mode de destruction du couvert après l’usage, quelle sera la culture suivante ? Il faut parfois intégrer d’autres objectifs que celui d’une production de fourrages. Il s’agira par exemple des besoins de types agronomique, cynégétique, mellifère, etc. Les situations sont nombreuses et une bonne connaissance globale est nécessaire pour prendre la décision adéquate.

Environnement, écologie, agronomie : que choisir ?

Pour les plantes de service, les attentes peuvent être multiples et cumulatives. Souvent même, il y a des attentes auxquelles on ne pensait pas. Les souhaits sont alors principalement agronomiques et/ou environnementaux et la récolte, elle-même, n’est pas toujours l’objectif prioritaire. Les espèces sont nombreuses et il est essentiel de connaître la biologie de chacune d’entre elles. Là aussi chaque situation est spécifique en fonction des objectifs de l’agriculteur. Ils peuvent être purement agronomiques : restructurer le sol par des racines profondes, piéger les reliquats azotés, fixer l’azote grâce aux légumineuses, lutter contre les adventices, les nématodes ou autres ravageurs, restituer de la matière organique au sol. La gestion des flux d’eau est souvent à prendre en compte : favoriser la pénétration de l’eau dans de sol plutôt que le ruissellement de surface, améliorer la réserve utile du sol et ainsi éviter des coulées de boues. L’érosion peut aussi être du fait du vent qui emmène les meilleures particules. La présence de couvert réduit considérablement ce phénomène.

Certaines plantes de service favorisent les insectes pollinisateurs et la faune sauvage et les agriculteurs démontrent alors leur rôle dans les préoccupations environnementales actuelles.

Beaucoup d’usages sont encore à découvrir.

Que l’on soit agriculteur, conseiller agricole, vendeur de semences, il est essentiel d’être capable de raisonner le choix de ces espèces et variétés. Il est difficile d’imaginer des modèles types ou des monographies. C’est pourquoi les formations en groupe avec une part d’information descendante, mais aussi avec des échanges sur les expériences vécues et bien sûr des visites sur le terrain de parcelles ou de collection de plantes sont absolument indispensables. C’est pourquoi, l’ASFIS vous propose des formations très pragmatiques et opérationnelles dont les contenus sont adaptés en fonction des situations et des attentes des stagiaires. Toutes informations sur ces stages et formations sont disponibles sur www.asfis.org ou en contactant directement Bruno Osson.

 

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Contacts :

Bruno OSSON
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