Groupement National Interprofessionnel|des Semences et plants
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Biodiversité, culture intermédiaire et faune sauvage : un nouvel outil d'aide à la décision

04 septembre 2020

Lorsqu’il s’agit d’action en faveur de l’environnement, agriculteurs et chasseurs font souvent preuve de dynamisme et d’efficacité. Parmi les actions réalisées, la gestion des intercultures est l’une des voies à parfaire pour concilier agronomie et faune sauvage.
Pour aider à la conception optimum d’un territoire en matière de cultures intermédiaires, une nouvelle application a été mise en ligne, travail de collaboration entre l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS, aujourd’hui Office Français de la Biodiversité, OFB), la fédération départementale des chasseurs du Nord, l’Institut de Genech, l’Institut d’Anchin, la FDSEA 59 et le GNIS.

Priorité à l’agronomie

Tout d’abord, il est convenu que la priorité soit donnée à l’exigence de l’agriculture : c’est-à-dire des plantes faciles à semer, à détruire, qui ne risquent pas de se disséminer, non vectrices de maladies ou ravageurs. Ces plantes doivent également satisfaire les fonctions agronomiques et environnementales que peut attendre l’agriculteur : piéger l’azote, fixer l’azote, restructurer le sol, restituer de la matière organique, lutter contre les adventices et ravageurs, favoriser la vie du sol ou favoriser la prolifération d’autres auxiliaires comme les insectes pollinisateurs, les carabes, etc.

Tout en favorisant la faune sauvage

En ce qui concerne la faune sauvage, en période automnale et hivernale, les besoins sont de 4 ordres : se nourrir, se cacher, se déplacer, se repérer. Et ceci en dehors des périodes de reproduction. A chaque plante est ainsi attribuée un ou plusieurs objectifs.

Le principe de fonctionnement de l’application est le suivant : 25 plantes d’intercultures sont disponibles. Cinq questions sont posées chronologiquement. Les réponses éliminent les plantes qui ne conviennent pas.

  • 1ère question : cocher dans la liste les plantes présentes dans la rotation. La réponse éventuelle élimine les plantes de couvert ayant des maladies ou parasites en commun.
  • 2ème question : quelle sera la culture suivante ?
  • 3ème question : à quelle date est-il possible de semer ? Certaines plantes doivent être semées tôt.
  • 4ème question : quel sera le mode de destruction ? Labour, gelée, roulage/broyage.
  • 5ème question : quels autres intérêts attend-on ? Favoriser les abeilles, réduire les limaces, fixer ou piéger l’azote, restructurer le sol, lutter contre l’érosion. Il est également possible d’envisager une valorisation de la production en fourrage.

Télécharger l’application

A la fin du cheminement, les espèces recommandées s’affichent avec les conseils et fonctions agronomiques et cynégétiques de la plante.

L’application est disponible sur Android (Google Play) et iOS (App Store) en inscrivant « OAD couverts faune sauvage ». Cette dernière constitue ainsi un outil très pragmatique et une réponse concrète aux attentes de l’agroécologie.

 

Télécharger le communiqué de presse

Contacts :

Bruno OSSON
Technicien Développement
03 20 61 28 64
bruno.osson@gnis.fr

Rosine DEPOIX
Chargée de mission médias
01 42 33 88 29 – 06 66 46 74 70
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