Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants
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Repenser l’entretien des espaces verts

Janvier 2017

Depuis le 1er janvier 2017, l’utilisation par les collectivités territoriales des produits phytosanitaires de synthèse est interdite pour l’entretien des espaces verts, des forêts, des voiries ou des promenades accessibles ou ouverts au public. Seuls restent autorisés les produits de biocontrôle, les spécialités qualifiées à faible risque et celles dont l’usage est destiné à l’agriculture biologique. A noter que les voiries peuvent faire l’objet de dérogations et que les cimetières, terrains de sport et de loisirs, stades, golfs et espaces publics fermés au public (aéroports, terrains militaires…) ne sont pas concernés par cette interdiction.

« L’interdiction d’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse est l’occasion de recréer du lien avec les habitants », souligne Sylviane Oberlé, chargée de mission Prévention des pollutions à l’Association des maires de France.

« Cette nouvelle politique d’entretien du paysage bouleverse les pratiques », reconnaît Sylviane Oberlé, chargée de mission Prévention des pollutions à l’AMF, l’Association des maires de France. « Mais elle peut être mise en place avec la population, souvent sensible à l’absence d’utilisation de pesticides. Dès lors que des échanges pour expliquer la situation sont créés, elle peut constituer un moyen de consolider un lien social avec les habitants ». L’occasion est donnée aux résidents de se réapproprier le paysage et de reprendre en main son entretien. Les communes sont invitées à communiquer en ce sens.

« Les produits phytosanitaires relèvent de la réglementation dédiée aux déchets dangereux, tient à rappeler Sylviane Oberlé. Leur transport, stockage, utilisation et élimination sont fortement réglementés. » Les communes peuvent confier leurs emballages vides (rincés et égouttés !) et PPNU (Produits phytopharmaceutiques non utilisables) à la collecte Adivalor de leur distributeur. Cette dernière est réservée aux professionnels, tandis qu’EcoDDS s’adresse aux particuliers.

« Il faut se tenir prêt à utiliser de nouveau les produits de synthèse en cas de nécessité réglementaire pour détruire ou prévenir la propagation d’organismes nuisibles », prévient Sylviane Oberlé. Et de conclure que les nouvelles pratiques doivent s’ouvrir à la végétalisation des espaces. « Le désherbage thermique ne représente pas l’unique solution. »