Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants
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Paroles d’associations

Avril 2017

Les associations d’insertion offrent la possibilité de conjuguer démarches sociales, contrats aidés et coups de main sur des travaux ponctuels

Cultivons la ville, « les espaces verts comme coeur de métier »

Cinq associations totalisant 110 chantiers d’insertion et quelque mille personnes en insertion en Ile-de-France se sont regroupées au sein de Cultivons la ville, en janvier 2017.

« Notre coeur de métier réside dans les espaces verts, introduit Noémie Monnier, chargée du développement du collectif. Chaque chantier compte 8 à 12 salariés en insertion. Le travail aide des personnes sans emploi de longue date et en difficulté sociale à se reconstruire grâce à une activité productive d’entretien et de création. Les liens avec les collectivités, les bailleurs sociaux ou encore la SNCF sont essentiels. Par souci de l’environnement, les salariés interviennent tous dans une gestion écologique des espaces. » Le collectif s’engage aujourd’hui dans l’agriculture urbaine.

Plaine de Vie, « le lien avec le végétal est gratifiant »

« L’association Plaine de Vie », en Val d’Oise porte trois ateliers et chantiers d’insertion. Elle intervient auprès d’un public en difficulté sociale et professionnelle afin de le remettre dans l’emploi pérenne. « Sur les 28 postes conventionnés par la Direccte (1), 16 dévolus au secteur des espaces verts en zéro phytos. Le développement des chantiers passe par des missions pour les collectivités. Entretenir, défricher, recréer des espaces, préparer des jardins collectifs… Le lien avec le végétal est gratifiant », explique Cécile Ménager, sa directrice. Elle souligne cependant la difficulté pour les structures locales de répondre aux cahiers des charges des collectivités. Soit parce qu’il n’est pas fait appel aux clauses sociales article 30 des marchés publics au delà de 25000 euros, soit parce que les marchés dépassent les capacités de travail de l’association. « L’idéal est alors de les alloter par tranche de 30 000 à 50 000 euros. »

(1) Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi d’Île-de-France)