Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants
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L’enherbement, un choix de gestion des espaces publics durable

Depuis le 1er janvier 2017, les collectivités territoriales n’ont plus la possibilité d’utiliser les produits phytosanitaires dans les espaces publics, en dehors des produits de biocontrôle et ceux utilisables en agriculture biologique.

Face à ces évolutions, on peut imaginer trois types de réponses :

  • bétonner pour éliminer les végétaux… Sauf que le végétal finit toujours par profiter de la moindre fissure pour pousser ;
  • laisser les végétaux pousser librement… Mais cette solution perd vite son caractère bucolique pour faire ressembler les espaces concernés à des friches qui perdent vite tout leur attrait.

Il reste heureusement une dernière réponse pour qui cherche à maîtriser le végétal et à s’en faire un allié. En effet, contre les adventices, rien de mieux qu’un gazon qui s’est implanté de manière homogène et rapide et qui n’a pas permis à des plantes indésirables de se développer.

La production de semences de qualité et le progrès génétique forment deux piliers sur lesquels peuvent s’appuyer les utilisateurs soucieux d’implanter des végétaux répondant à leurs attentes.

Les techniques d’engazonnement ont beaucoup progressé ces dernières années. Il est désormais possible de proposer des allées engazonnées dans un cimetière compatibles avec la circulation des personnes à mobilité réduite. De plus en plus de communes expérimentent également l’engazonnement d’une partie des trottoirs.

Le progrès génétique a permis de mettre sur le marché des gazons nécessitant moins d’entretien. Cette pratique d’engazonnement apporte des bénéfices en termes de coût comparé à une politique d’élimination systématique des mauvaises herbes, même isolées. Par ailleurs, laisser plus de place au végétal en milieu urbain permet un indéniable gain en termes de qualité de vie.

Enherber pour moins désherber n’a en effet rien d’un paradoxe !