Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants
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Graminées et légumineuses, associées au service de l’environnement

Les légumineuses sont connues depuis longtemps pour leur capacité à capter l’azote contenu dans l’air et à l’utiliser pour croître et se développer. Leur présence enrichit naturellement le sol en azote minéral et vient fertiliser les autres plantes à proximité. Elle est donc particulièrement précieuse pour diminuer les apports extérieurs en engrais. Malheureusement, elle reste souvent insuffisante au sein des prairies naturelles pour permettre une production optimum de ces dernières.

L’agronomie a depuis longtemps compris l’intérêt d’associer une légumineuse à une autre culture. Ces pratiques prennent une place de plus en plus importante au fur et à mesure que l’on cherche à trouver des substituts à l’emploi d’engrais « chimique ». De plus, par leur diversité (luzerne, trèfles, sainfoin, lotier…), les légumineuses fourragères peuvent répondre à bien des objectifs agronomiques : productivité, résistance à la sécheresse, appétence pour les animaux…

Enfin, les légumineuses présentent comme dernier atout une production de protéines importantes, quand les graminées, l’autre grande famille des plantes fourragères, apportent prioritairement de l’énergie. Leur association est donc doublement gagnante, pour les élevages et pour l’environnement. Elle figure au cœur de toutes les réflexions menée par l’interprofession : sélection variétale, définition de la composition des mélanges, information apportée aux éleveurs… Aucune ne peut plus ignorer cette complémentarité exemplaire.

Cette association figure au cœur du Plan Protéines mené par le Ministère de l’Agriculture visant à augmenter l’autonomie protéique de notre pays. Le Gnis s’inscrit pleinement dans cette volonté. L’interprofession tout entière est mobilisée pour favoriser ce développement de production de protéines végétales par les légumineuses fourragères.

Mais cette réflexion est aussi menée dans le domaine des espaces verts où de telles associations existent également. Des espèces à gazon cohabitent parfaitement avec des « micro-trèfles » spécialement sélectionnés à cet effet. Reste parfois à changer le regard des utilisateurs de ces espaces pour que plus personne ne voit dans le trèfle, quand sa présence est maîtrisée, une mauvaise herbe. Là aussi, le Gnis s’y emploie.