Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants
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Les actions de la Section Plants de pomme de terre

Accord interprofessionnel sur les plants de ferme

La filière plants de pomme de terre a souhaité élaborer un accord interprofessionnel permettant :

  • d’appliquer le règlement communautaire et la loi française concernant les droits d’obtentions des variétés produites en plants de ferme ; ceci afin de renforcer les moyens financiers consacrés à l’obtention végétale de cette espèce ;
  • de maintenir la qualité sanitaire du territoire dans le cadre de la production des plants de ferme.

Le premier accord a été signé le 19 mars 2014 et a été étendu par les pouvoirs publics. Il institue un droit d’obtention pour les variétés protégées. Ce droit est perçu sur la base des hectares en plants de ferme déclarés par les agriculteurs. Par ailleurs, afin de faciliter le suivi sanitaire du territoire, les agriculteurs utilisateurs se sont aussi engagés à déclarer auprès des services régionaux chargés de la protection des végétaux leur production de plants de ferme et à faire réaliser des prélèvements et des analyses sur l’ensemble des parcelles et lots de plants de ferme de pomme de terre.

Cet accord signé pour trois ans a donné satisfaction à l’ensemble de la profession et dès début 2016, de nouvelles discussions se sont engagées pour aboutir le  19 octobre 2016 à la signature d’un nouvel accord. Ce renouvellement donne la possibilité au secteur de la féculerie de regrouper les déclarations et d’organiser, dans le cadre d’un plan de maîtrise des risques phytosanitaires approuvé par le SRAL, les prélèvements sur tubercules destinés aux contrôles de détection des bactéries de quarantaine.

Mise en place de programmes de recherche sur les pathogènes de la pomme de terre

Contrôle sanitaire dans un laboratoire d’analyses en plants de pomme de terre

Compte tenu du nombre important de parasites attaquant les plants de pomme de terre, la Section plants de pomme de terre du Gnis finance plusieurs programmes techniques pour améliorer la détection, la quantification, la caractérisation, et la connaissance de l’épidémiologie de ces parasites. Ces travaux concernent les agents des altérations superficielles et de la jambe noire, les bactéries et les nématodes de quarantaine. Ils doivent permettent d’améliorer la lutte contre ces parasites.

Les travaux sur le virus Y consistent quant à eux à améliorer les méthodes de détection grâce à la PCR temps réel sur tubercules et à transférer, à terme, cet outil au laboratoire de certification.

L’étude des interactions plantes/virus Y qui conduisent aux nécroses superficielles des tubercules, est une piste pour trouver de nouvelles solutions de lutte.

Une cellule de crise pour régler les litiges à l’exportation

La procédure de gestion des litiges à l’export mise en place par la Section Plants de pomme de terre du Gnis est maintenant bien connue et appliquée de façon efficace. Elle permet l’analyse rapide des litiges et si nécessaire l’envoi de missions d’expertise du SOC dans les pays en cas de blocage de lots pour des motifs phytosanitaires jugés non pertinents. En effet, il est nécessaire de prendre des décisions rapides pour éviter des destructions de lots trop hâtives par les autorités du pays concerné ou d’éviter les risques de détériorations des plants bloqués au port souvent dans des conditions de stockage délicates.

Ces interventions conduisent souvent les autorités du pays à débloquer les lots et à autoriser leur commercialisation. Cela permet à la filière et aux opérateurs français d’éviter de perdre des centaines de milliers d’euros et de consolider la reconnaissance de l’expertise et de la qualité des productions françaises.

 

Notation d’un lot de plants de pomme de terre exporté