Communiqués généraux
Etude OpinionWay : l'image du secteur des semences dans la société
20 novembre 2009
Les Français expriment leur confiance dans la façon dont l'état organise la filière semence à travers la réglementation
80% des Français pensent que l'État doit réglementer le marché des semences
62% des Français accordent leur confiance aux experts commissionnés par l'État
L'organisation de la filière aujourd'hui passe notamment par le SOC (Service Officiel de Contrôle et de Certification), qui est l'organe technique du GNIS auquel l'État a délégué ses missions de service public dans le domaine de la certification des semences.
Les enjeux auxquels répondent le travail des semenciers sont en ligne avec les priorités des Français
Une majorité (56%) de Français estime que la priorité de la recherche variétale devrait être la moindre consommation d'engrais et de pesticides.
78% de la population considère que si l'on ne fait pas de progrès on ne pourra sans doute pas nourrir la planète d'ici 50 ans.
Pourtant seuls 1% des Français désignent les semences et les progrès associés comme solution au défi alimentaire mondial.
La recherche variétale permet de créer des variétés qui demandent moins de produits phytosanitaires en développant des résistances aux maladies et aux insectes et. Par ex: 1/5 des surfaces de blé en France sont des variétés modernes «rustiques», qui ont la faculté d'avoir de bons rendements en conditions extensives sans apport ou avec apport modéré de pesticides et d'engrais azotés (enquête ONIC 2005).
La fonction première du catalogue est légitimée dans son prinicpe
Près de deux Français sur trois (64%) trouvent positif que les semences non répertoriées dans le catalogue soient interdites à la vente.
500 nouvelles variétés sont inscrites chaque année au catalogue selon un processus d'inscription rigoureux (en moyenne 2 à 3 ans). Plus de 4000 variétés d'espèces agricoles et plus de 2500 variétés d'espèces potagères y sont répertoriées.. Les variétés anciennes de potagères pour amateurs sont inscrites dans une liste annexe selon des critères plus souples.
Le rayonnement international des semenciers français est largement sous-estimé
L'importance de la filière dans le système international des échanges commerciaux n'est jamais spontanément mentionnée. Les Français n'expriment spontanément aucune connaissance du rôle que jouent les semenciers dans le cadre de l'aide au développement.
La France est le 1er producteur de semences en Europe et le 2è exportateur mondial. Le chiffre d'affaires du secteur est de 2,3 Mds€. Par ailleurs, le GNIS mène de nombreuses actions d'aide au développement (Turquie, Ukraine, Afghanistan...). Ainsi par exemple : 500 tonnes de semences de variétés de blé françaises inscrites au catalogue afghan ont été envoyées par le GNIS avec le soutien financier de l'État français pour servir aux multiplications locales.
Une image "a priori" qui ne s'ancre pas dans une réalité économique et sociale
65% des Français pensent que les acteurs de la filière sont de grandes entreprises ou des filiales de groupes multinationaux. Deux Français sur trois sont incapables spontanément de citer une entreprise du secteur. Pour ceux qui peuvent en citer, la 1ère entreprise française citée est Vilmorin (16%), loin derrière Monsanto (54%).
70% des sélectionneurs sont des coopératives ou des PME. La filière se compose de 73 entreprises de sélection, 225 entreprises de production, 18 200 agriculteurs multiplicateurs et 23 000 points de vente.
Les Français ont des représentations positives sur les semences qui ne se traduisent pas au niveau des acteurs de la filière
Les Français sont conscients du rôle des variétés de semences dans le goût (90%), la qualité sanitaire (87%), la résistance aux parasites et aux bactéries (92%).
En majorité (69%), ils pensent que les nouvelles variétés ont un effet positif sur la variété des produits alimentaires.
Paradoxalement, les entreprises qui créent les nouvelles variétés de semences sont globalement mal notées (plus d'une personne sur deux leur attribue une note inférieure à la moyenne).
L'image des semenciers est souvent « cannibalisée » par le débat sur les OGM. En outre, les Français ignorent les efforts investis par les semenciers en recherche et les progrès apportés par les variétés.
Les enjeux de la recherche privée ne sont pas spontanément associés à ceux de la recherche sur les semences
Seul un Français sur trois sait que les variétés sont créées à partir de variétés existantes. Un tiers (32%) pense qu'elles sont créées artificiellement en laboratoire ; 38% imaginent qu'aucune recherche n'est faite.
La grande majorité (91%) pense qu'il est légitime lorsqu'on a investi dans un effort de recherche que l'on puisse protéger sa découverte et avoir l'exclusivité de son utilisation commerciale.
Les variétés sont issues de travaux de recherche considérables : les entreprises de sélection consacrent 12% de leur chiffre d'affaires à la recherche (14% dans la pharmaceutique et 1% dans l'agroalimentaire et il faut 10 ans en moyenne pour créer une nouvelle variété. Le Certificat d'obtention végétale, titre de propriété intellectuelle sur les variétés, laisse libre l'accès aux ressources génétiques, contrairement au brevet.
Le GNIS, Groupement national interprofessionnel des semences et plants, rassemble l'ensemble des professionnels de l'activité semencière française : les sélectionneurs, les producteurs, les multiplicateurs, les utilisateurs. Il est organisé autour de huit sections spécialisées (céréales à paille et protéagineux, maïs et sorgho, plantes fourragères et à gazon, betteraves et chicorée industrielle, pommes de terre, plantes oléagineuses, lins et chanvre, plantes potagères et florales). Il représente les intérêts de la filière semences et s'attache à coordonner le bon fonctionnement de la filière, de la production à la commercialisation des semences. Le GNIS est également l'organisme officiel auquel l'Etat a délégué des missions de service public dans le domaine du contrôle de la qualité et de la certification des semences, à ce titre il est placé sous tutelle du Ministère français de l'agriculture.
Etude réalisée à partir d'un échantillon de 2039 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus
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