Propriété intellectuelle : le projet de loi relatif aux obtentions végétales attend toujours de passer à l'Assemblée nationale

Propriété intellectuelle : le projet de loi relatif aux obtentions végétales attend toujours de passer à l'Assemblée nationale

juillet 2007

Le projet de loi relatif aux obtentions végétales est un enjeu majeur pour l’avenir de l’agriculture française car il permet de sécuriser la recherche variétale, très dynamique en France (l’une des premières au monde), et indispensable à la compétitivité de l’agriculture. Par ailleurs, il laisse libre l’accès aux ressources tout en évitant l’appropriation des variétés et la brevetabilité.

Voté au Sénat début 2006

Destiné à adapter la législation française à la réglementation communautaire et internationale, ce texte fait suite à l'autorisation de la ratification de l'acte 1991 de la convention de l'UPOV (Union internationale pour la protection des obtentions végétales), par la loi n° 2006-245 du 2 mars 2006.
Voté au Sénat le 2 février 2006 par tous les groupes à l'exception des Verts et du groupe communiste, ce projet de loi n'a pas été mis à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale en raison d'un calendrier parlementaire trop chargé.
Or cette loi permettra aux petites et moyennes entreprises semencières françaises (80 % des entreprises de semences), qui investissent parfois jusqu'à 15 % de leur chiffre d'affaires dans la recherche, d'améliorer leurs performances et de perdurer.
Il est indispensable que la France, premier producteur de semences européen et 3e exportateur mondial, actualise un système de propriété intellectuelle sur les variétés végétales qui soit à la fois efficace et différent des brevets.

Fleur d'oignon

COV / brevets :
une grande différence

 

Droit de propriété intellectuelle, le certificat d'obtention végétale (COV) établi par la convention UPOV autorise, contrairement au brevet, le libre usage de la variété protégée pour créer de nouvelles variétés. Cette spécificité assure la continuité de l'amélioration génétique des espèces végétales tout en empêchant une appropriation du vivant et les éventuelles situations de monopole.

Aux États-Unis, en Australie ou au Japon, les variétés végétales peuvent être protégées par un brevet. Contrairement aux variétés protégées par un COV, les variétés brevetées ne peuvent pas être librement utilisées à des fins de sélection par tous. De plus, le COV permet aux agriculteurs de ressemer une partie de leur récolte de variétés protégées dans certaines espèces traditionnelles en Europe, à condition de rémunérer l'obtenteur.

La France défend le système UPOV au niveau international, afin que le maximum de pays l'adoptent et ne pratiquent pas la brevetabilité des variétés.

 

EN SAVOIR PLUS :
www.upov.int

 

Colza
Tournesol Plantule de soja
Fleur de pomme de terre Epi de maïs

 



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