Conservation de la diversité cultivée : les semenciers se sont investis, mais que font les pouvoirs publics ?

Conservation de la diversité cultivée : les semenciers se sont investis, mais que font les pouvoirs publics ?

juillet 2007

Depuis toujours, le secteur des semences, qui crée aujourd'hui autour de 400 nouvelles variétés par an, s'est préoccupé de la préservation du patrimoine végétal cultivé : les semenciers répertorient, décrivent et maintiennent les ressources génétiques de dizaines d'espèces. En effet, toutes ces ressources, en plus de constituer un patrimoine culturel, sont à l'origine de toutes les variétés modernes et servent à la création des variétés de demain.

Depuis toujours, le secteur des semences, qui crée aujourd'hui autour de 400 nouvelles variétés par an, s'est préoccupé de la préservation du patrimoine végétal cultivé : les semenciers répertorient, décrivent et maintiennent les ressources génétiques de dizaines d'espèces. En effet, toutes ces ressources, en plus de constituer un patrimoine culturel, sont à l'origine de toutes les variétés modernes et servent à la création des variétés de demain.
Ainsi, les entreprises de semences participent aux réseaux de conservation des ressources génétiques avec des instituts publics et des associations. Au sein de ces réseaux, les partenaires mutualisent leurs ressources génétiques et, surtout, les maintiennent en vie avec leurs caractéristiques d'origine. Plus de 30 000 variétés et populations végétales sont conservées dans les collections nationales par 27 réseaux de conservation de ressources génétiques. Par ailleurs, les semences de légumes anciens, contrairement aux idées reçues, ne sont pas oubliées ; les semenciers les conservent et les commercialisent. Grâce à eux a été établie une liste de variétés anciennes pour amateurs. Pour autant, l'Etat ne doit pas s'exonérer de ses responsabilités. Il doit encore :

  • désigner une autorité responsable des ressources génétiques dans notre pays ;
  • définir les collections nationales et leur donner un statut juridique ;
  • faciliter la création de réseaux de conservation pour des espèces majeures comme la pomme de terre ou le haricot qui n'ont toujours pas de réseau de conservation ;
  • mettre en œuvre de vrais moyens financiers et humains dans les programmes de conservation de ressources génétiques ;
  • permettre à la France de reprendre sa place dans certains organismes européens dont elle est exclue.

Et on est toujours en attente d'une directive européenne sur les variétés menacées d'érosion génétique...

Nombre de variétés conservées et disponibles pour cinq espèces

Nombre de variétés / accessions blé tendre
Maïs
Tomate
Melon
Carotte
Collection nationale
1 800 570
56
103
En cours de
définition
Collection réseau
5 500 1 400
735
2 023
400
Collection Inra
10 000 3 500
1 400
275
 
Catalogue français (2007)
(+ liste variétés anciennes
poour amateurs)

223
849
375

(83)
254

(14)
69

(4)
Catalogue européen
1 276
3 768
2 480
692
496
Source : BRG, Geves, Inra

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