Jurassiques plantes
avril 2003
Il y a près de 65 millions d'années, elles colonisaient l'ensemble de notre planète. Mais où sont-elles apparues et d'où viennent-elles ? L'origine des plantes à fleurs reste un mystère, malgré une récente découverte.
Deux plantes fossiles étroitement apparentées ont été retrouvées dans la province du Liaoning, au nord-est de la Chine. Prisonnières des sédiments d'un lac, elles sont extrêmement bien conservées, pourvues de racines, feuilles et organes de reproduction.
Hautes de 50 centimètres, ces herbacées sont exceptionnelles : aquatiques, elles représentent les plus anciennes angiospermes (1) jamais découvertes. Vieilles de 125 millions d'années, elles auraient côtoyé les dinosaures... A. Sinensis et A. Liaoningensis appartiennent à une lignée qui n'a plus aucun représentant. Mais -mini-révolution- après comparaison avec 173 plantes actuelles, les nouveaux spécimens seraient les plus proches ancêtres de toutes les plantes à fleurs, détrônant Amborella (petit arbuste ligneux de Nouvelle-Calédonie), jusque-là considérée comme la doyenne.
Cette hypothèse bouleverse les connaissances et relance le débat sur les premières plantes à fleurs : herbes ou arbres, qui l'emportera ? Cette énigme a encore de beaux jours devant elle.
(1) Les angiospermes, dont les graines sont encloses dans un ovaire et un fruit, forment l'essentiel du règne végétal et comptent des centaines de milliers d'espèces.
RENAISSANCE
Le melon sucrin de Tours
Alors que chaque année,un grand nombre de variétés de légumes voient le jour, quelques jardiniers amateurs cultivent à nouveau, par exemple, le chou de Saint-Saëns et le melon sucrin de Tours ! Histoire d'une renaissance. Afin de satisfaire ces passionnés ou collectionneurs, certaines variétés, tombées en désuétude, et conservées comme ressources génétiques, sont remises en culture par des semenciers. Mais comment encadrer cette commercialisation pour garantir la qualité des semences ?
L'ouverture, fin 1997, d'un registre annexe au Catalogue officiel des espèces potagères répond à la question.
Y sont réinscrites des variétés anciennes notoirement connues depuis plus de 15 ans. Pour solliciter une inscription, il faut fournir au service officiel une description précise de la variété et un échantillon de référence.
Commercialisables en France, ces semences doivent présenter les mêmes normes de qualité que toutes celles référencées au Catalogue. L'emballage doit comporter deux mentions : "Semences standard" et "Variété ancienne destinée exclusivement aux jardiniers amateurs". Le poids du sachet est également fixé, car les utilisateurs cultivent ces légumes uniquement pour leur consommation.
Les jardiniers amateurs obtiennent ainsi les garanties nécessaires en matière d'identité et de pureté variétale. Ils peuvent désormais cultiver ces anciennes variétés en toute sécurité. Producteurs de semences et distributeurs veillent au grain.
