Le marché des semences encore peu concentré en France

Le marché des semences encore peu concentré en France

septembre 2006

On entend beaucoup parler du monopole des multinationales des semences. Et pourtant, en France, la mondialisation est loin d'avoir éliminé les nombreux acteurs régionaux et nationaux qui font la richesse et le dynamisme du secteur.

77 entreprises semencières, comprenant des activités de recherche et de sélection, sont réparties sur le territoire français, parmi lesquelles 60 (78 %) sont encore soit des coopératives, soit des PME indépendantes.

En France, le chiffre d'affaires des cinq premières entreprises de semences représente 33 % du chiffre d'affaires global.

Ainsi, même si l'on assiste sur une longue période à une concentration du secteur, elle reste bien inférieure à ce que l'on peut constater dans les phytosanitaires, par exemple, où les cinq premières firmes détiennent près de 80 % du marché en France, sans parler de la téléphonie mobile, où un seul opérateur détient 47 % du marché.

Grâce à la diversité des acteurs, à leur dynamisme et à leur indépendance, la France est le deuxième pays semencier au monde. Afin de préserver ces atouts, la pérennité des petites et moyennes structures doit être assurée, ce qui passe par la garantie du financement de la recherche. Le budget recherche est en effet très important chez ces entreprises, où il représente en moyenne 12 % du chiffre d'affaires. Le système de protection intellectuelle sur les obtentions végétales est indispensable pour leur permettre de continuer à investir.



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