Projet de développement de la culture du sorgho en Tunisie

Projet de développement de la culture du sorgho en Tunisie

mars 2006

La Tunisie, comme tous les pays du pourtour méditerranéen, est confrontée à des problèmes de disponibilité en eau pour ses cultures.

épi de sorghoLe pays, sans doute l'un des plus avancés dans le domaine de la gestion de l'eau, a développé de façon importante son élevage ces dernières années, et en particulier l'aviculture et l'élevage laitier (la Tunisie est aujourd'hui autosuffisante en lait).

Pour atteindre ces résultats, des formules alimentaires adaptées ont été mises en place, et du soja et du maïs ont été importés en quantités importantes (la Tunisie importe plus d'un million de tonnes de maïs, dont une partie est réexportée vers les pays voisins).

Dans ce contexte, le sorgho présente des atouts très intéressants : particulièrement bien adapté aux conditions climatiques tunisiennes, il est économe en eau, et son grain a une valeur alimentaire identique, voire supérieure au maïs. Cette plante a par ailleurs un cycle court, qui permettrait de la cultiver en complément d'autres cultures, notamment en maraîchage pour utiliser le pouvoir nématicide du sorgho.

Le Gnis participe à la création en Tunisie d'une filière sorgho destinée à l'alimentation animale. Cette filière permettrait d'apporter une source de revenus supplémentaires aux agriculteurs et de diminuer le poids des importations tout en maîtrisant les besoins en eau.

Une plate-forme de démonstration de variétés françaises de sorgho a ainsi été mise en place en 2005 avec l'Association des semenciers tunisiens et l'appui financier du Ministère de l'agriculture français. Elle présente le comportement de cette culture, ses rendements, ainsi que les techniques de récolte et de conservation. Par ailleurs, des tables rondes ont été organisées pour sensibiliser tous les acteurs concernés : agriculteurs, éleveurs, sociétés de fabrication d'aliments pour animaux, organisations agricoles et institutions.



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