Vers un marché commun des semences en Afrique de l'Ouest

Vers un marché commun des semences en Afrique de l'Ouest

avril 2004

L'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) réunit depuis 1994 huit pays d'Afrique de l'ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte-d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo) qui, sur la base d'une monnaie commune, ont créé un marché commun.

La politique agricole de cette union adoptée en 2001 a, entre autres, comme objectif de garantir la normalisation et la qualité des produits et intrants agricoles. C'est ce mandat qu'a rappelé le commissaire de l'UEMOA au Développement rural et à l'environnement, Félix Essou Dansou, à l'ouverture d'un atelier organisé fin janvier 2004 à Dakar sur l'harmonisation des réglementations semencières.

Cet atelier, avec l'appui de la FAO et du ministère de l'Agriculture français, s'inscrit dans le cadre des efforts déployés depuis cinq ans sur le continent africain pour faciliter la circulation du progrès génétique et des semences et permettre aux huit pays d'Afrique de l'Ouest de sortir de leur isolement.

Rappelons que toute l'Afrique, du nord au sud, représente moins de 4 % du commerce mondial des semences.

Cet atelier a adopté les recommandations suivantes :

• un catalogue commun des variétés commercialisables dans l'Union doit être créé et comprendra toutes les variétés inscrites dans les catalogues nationaux d'au moins deux états de l'Union. Pour que les variétés soient admises sur ces catalogues, les expérimentations seront identiques dans tous les États ;

• les six espèces les plus cultivées seront seules soumises dans un premier temps à une certification obligatoire sur la base de normes communes conformes aux normes internationales en vigueur;

• des normes communes de conditionnement et d'étiquetage seront également définies ;

• enfin, l'exonération de la TVA sur les semences a été souhaitée.


L'ensemble du processus de mise au point des textes réglementaires sur la base des recommandations des experts devrait aboutir à une présentation au Conseil des ministres de l'Union en juin 2005. Si ce calendrier était respecté, l'UEMOA serait ainsi, avec l'Afrique australe, l'une des deux premières zones commerciales sur tout le continent à créer une réglementation commune sur les semences et à améliorer ainsi l'environnement commercial des producteurs et la satisfaction des agriculteurs.



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