Nord-Sud : pour un développement agricole équitable
juillet 2003
Les relations anciennes entre l'Afrique et la France valent à notre pays une sensibilité et une place particulières dans le dialogue Nord-Sud.
Depuis les années 80, la France est ainsi en pointe sur le dossier de l'allégement de la dette du Tiers-Monde. Il en va de même en matière de développement agricole.
À l'occasion du 22e sommet franco-africain, le 21 février 2003, le président de la République a formulé trois propositions majeures en ce domaine. La première consisterait en un moratoire -durant les négociations commerciales de Doha- sur les aides accordées par les pays riches à leur propre agriculture, lorsque celles-ci sont de nature à "déstabiliser" les productions africaines. Cette proposition a été soumise aux partenaires de l'Union européenne et du G8.
Au-delà de cette mesure immédiate, la seconde piste ouverte par Jacques Chirac porte sur la mise en place d'un "traitement commercial spécial et privilégié" de l'Afrique. Même si cela ne correspond pas aux canons de l'Organisation mondiale du commerce, le but est d'assurer aux agriculteurs de ce continent un accès "privilégié et pérenne" aux marchés des pays développés. Enfin, la France entend proposer aux instances internationales de rouvrir le dossier des matières premières, en favorisant les mécanismes de garantie et de stabilisation des prix.
Dans son intervention devant le sommet franco-africain, le président n'a pas caché "qu'il y aura des oppositions", notamment sur le traitement préférentiel de l'Afrique. Mais au moins le continent pourra-t-il "compter ses vrais amis".
Baobabs
