Du 14 au 20 mars 2005 : 7e édition de la Semaine du Jardinage pour les écoles
mars 2005
54 000 élèves reçus dans 228 jardineries et graineteries, ces chiffres record de La semaine du jardinage pour les écoles* de l'an assé devraient être battus.

A la découverte des senteurs
En effet, la 7e édition se prépare tambour battant comme en témoignent MM. Favennec, père et fils, en pleine préparation des ateliers pédagogiques qu'ils animeront dans leur jardinerie.
"Désormais, il n'y a plus guère de différence entre les populations citadines et rurales. Les ruraux sont des citadins délocalisés et il y a peu d'enfants qui connaissent la nature" constate M. Serge Favennec, propriétaire d'une jardinerie près d'Evreux. Depuis 5 ans, il transforme sa verrière aux fleurs en ateliers pédagogiques pour enfants de cours élémentaire et cours moyen.
"Le plus important c'est l'attention incroyable des enfants, mais c'est aussi la rencontre de deux mondes qui se connaissent finalement peu, celui de l'éducation et celui de l'entreprise" précise son fils, Alban, qui par séance d'une heure et quart, une le matin et une l'après-midi, accueille les classes durant la semaine du jardinage. "La préparation pédagogique reste bien sûr assurée par les maîtres et chaque enfant repart avec une plante rempotée. Mais, c'est à nous seuls de les intéresser et de faire « le cours ». Et sur ce point, je ne dévie jamais du programme de l'atelier (voir encadré) même si pour éviter de perdre l'attention des petits, je peux changer les approches, les exemples et les histoires pour mieux me faire comprendre. C'est merveilleux d'obtenir des sourires et de provoquer des questions".
Ces « cours » qui allient la découverte à la pratique, sont réservés selon
MM Favennec père et fils "à ceux qui en ont vraiment envie et qui sont prêts à faire l'effort".
"Le plus important, c'est l'attention
incroyable des enfants"
Ils font toujours événement dans la presse locale. L'an passé, France Bleue Haute Normandie s'est déplacée pour réaliser un reportage. "Désormais le simple bouche-à-oreille garantit la réussite de lopération. Sans courriers d'invitation adressés aux écoles, nous sommes déjà au complet avec deux classes par jour, dont plusieurs nouvelles". Serge Favennec reconnaît que les associations et le monde des élus pourraient être plus impliqués "d'autant que le maire finance souvent le déplacement, mais l'opération est d'abord un projet pédagogique destiné aux enseignants et qui doit s'inscrire dans le programme éducatif". Pour l'instant les résultats, et «ce n'est pas rien ", restent concentrés sur le monde de l'école. «Des petits potagers et des massifs sont créés près des classes, les arbres de cours de récréation sont moins abîmés» souligne Alban Favennec qui reçoit chaque année des cartes postales, des petits journaux d'école ou des mots accompagnant des photos prises durant ses interventions. Un des signes que l'intérêt du jardin est maintenu et qu'au final l'instituteur entretient la flamme.
* Organisée par le GNIS, l'ONIFLHOR et la FNMJ.
| Pédagogiques et pratiques |
|---|
| Les ateliers répondent à de nombreux objectifs pédagogiques des
enseignants des classes maternelles et primaires, comme découvrir la
diversité des végétaux et des sols, apprendre les techniques de semis
et plantation, connaître les besoins et les conditions de développement
des plantes et les principaux outils du jardinier, appréhender le cycle
de vie et le mode de reproduction des plantes...
« Je trouve le matériel fourni d'excellente qualité, aussi bien l'affiche que le guide pratique et pédagogique ». Personnellement, Alban Favennec a construit son atelier en quatre étapes d'un quart d'heure sur le cycle de vie d'une plante. « Nous commençons par un semis en jardinière. Puis, présentation des principaux outils du jardinier avec une parenthèse sur les précautions à prendre au jardin et la nécessité de se protéger. Pour le troisième atelier, nous sortons en pépinière planter un arbre en racines nues. Enfin, chaque enfant se voit confier une plante en godet, qu'il rempote dans un pot plus gros. L'institutrice emporte la jardinière dans la classe pour que les enfants suivent au jour le jour la croissance. Les enfants gardent la plante fraîchement rempotée par leurs soins et le véritable tablier de jardinier aux couleurs de l'opération. La durée totale, sans oublier le passage au robinet pour se laver les mains et le jus d'orange, est d'une heure et quinze minutes ». |
