Les stations de semences : répondre à la protection des semences et l'environnement

Les stations de semences : répondre à la protection des semences et l'environnement

avril 2004

Quand les sacs de semences arrivent chez l'agriculteur, c'est à l'issue d'un processus à étapes multiples dont une des plus importantes est la station de semences.

Philippe Tenaud dirige celle de Maïsadour Semences SA, près de Mont-de-Marsan dans les Landes. Il décrit les grandes caractéristiques de cette usine qui produit surtout des semences de maïs et de tournesol.
Tout commence par la réception des semences brutes. Provenant d'une espèce et d'une variété données, elles ont été produites par des agriculteurs-multiplicateurs (voir la rubrique Métier) selon le règlement technique officiel de la production, du contrôle et de la certification des semences. Elles ont déjà été contrôlées au champ par le Service officiel de contrôle (SOC) et il s'agit de préparer ces semences pour en garantir la qualité germinative, la pureté spécifique et l'état sanitaire. Un premier contrôle, visuel, va traquer les semences non conformes (taille, couleur, forme) et la présence d'impuretés, de parasites (champignons...).
Le faible pourcentage de rejet des lots de semences brutes, inférieur à un pour cent, donne déjà une idée de la qualité des semences réceptionnées.


    

Répartition des stations de semences de grandes cultures par région


    

Nombre total de stations : 147
    
    

Nombre d'emplois (temps plein) liés à la production de semences de grandes cultures : 2 200
    

Nombre d'agriculteurs multiplicateurs : 15 200
    

Chiffre d'affaires de la production de semences de grandes cultures :
1 240 millions d'euros
    

Stations de semences (céréales, maïs, sorgho, protéagineux, betteraves, oléagineux, fibres)


Pour en savoir plus :
http://www.gnis-pedagogie.org
Chapitre "Semences et production"


    

Les opérations suivantes s'enchaînent alors : séchage à température contrôlée, battage des épis pour le maïs, stockage pendant lesquels sont définis les meilleurs paramètres de fabrication qui dépendent de la taille et de la densité des grains, et donc des années de production. Tout au long de ce process, des échantillons destinés aux contrôles qualité sont prélevés régulièrement afin de réaliser des analyses de germination dans des conditions pénalisantes (froid) et de déterminer les caractéristiques des semences avant traitement.
Il restera alors à traiter et conditionner les semences en tenant compte de la demande exprimée par les agriculteurs auprès des distributeurs. Il s'agira en particulier de préserver la qualité germinative et de renforcer la résistance aux parasites par l'enrobage de produits de protection contre les insectes,
les champignons, ou également par l'apport d'oligo-éléments destinés à pallier les carences des sols. Ces produits sophistiqués sont utilisés avec de nouvelles générations de machines de traitement qui garantissent une excellente répartition sur chaque grain, et avec une efficacité maximale.
Le traitement implique un process des plus rigoureux, tout particulièrement en ce qui concerne le respect du plan "qualité poussières" pour les tournesols et le maïs. Depuis le début 2004, des tests sont réalisés tout au long de la campagne et pour chaque chaîne de traitement/conditionnement.
Les quantités de poussières détectées ne doivent pas être supérieures
à 4 grammes par quintal de semences. Tout dépassement, au-delà de
5 grammes, provoque le retrait du lot et l'arrêt du processus jusqu'à une nouvelle mise en oeuvre contrôlée. La semence certifiée qui sort de la station de semences doit ainsi protéger la culture, l'environnement, le revenu de l'agriculteur, sans oublier sa santé.



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