Couverts végétaux : La protection de l'environnement passe par la qualité des espèces et des semences

Couverts végétaux : La protection de l'environnement passe par la qualité des espèces et des semences

novembre 2004

Dès le 1er janvier 2005, les agriculteurs vont devoir enherber 3 % des surfaces correspondant à celles cultivées en céréales, oléoprotéagineux, lin, chanvre et en jachère. Quand les terres sont traversées ou bordées par des cours d'eau, les exploitants devront tout d'abord implanter des bandes enherbées de cinq mètres minimum et dix maximum de part et d'autre des rives.

En l'absence de cours d'eau, l'obligation devra s'appliquer sous forme de parcelles d'au moins cinq ares et avec un côté minimum de cinq mètres également.

Ces règlements, qui visent à mieux protéger l'environnement, s'accompagnent de recommandations. Comme, par exemple, implanter d'un couvert végétal les parcelles dans les zones de rupture de pente et près des captages d'eau, ou bien le long des haies, mares, bosquets, murets, fossés, etc. Bien sûr, herbicides et fertilisants sont interdits pour l'entretien de ces surfaces.


    

Se concerter pour semer les bonnes espèces


    

    

C'est au niveau départemental que seront définis les couverts environnementaux autorisés. Ce qui risque de donner lieu à certaines contradictions, notamment dans le choix des espèces semées. Ainsi, par manque d'information ou de concertation, a-t-on déjà vu telle espèce privilégiée ici et interdite là... dans le département voisin. Certaines idées fausses peuvent aussi circuler, par exemple, s'agissant des légumineuses qui libéreraient de l'azote -idée liée à un manque d'information-.

Chaque département définira
ses couverts environnementaux


    

L'information, précisément, est disponible auprès des professionnels* des semences et de leur interprofession, le Gnis. Ils ont cumulé au fil des années des compétences à la fois techniques et économiques.

    


En effet, les domaines concernés par les couverts végétaux sont nombreux : jachères, pièges à nitrates et protection des bassins versants, vignes et vergers, lutte contre l'érosion, bordures de routes...

Techniques : les professionnels et le GNIS possèdent une connaissance poussée des espèces, entre autres des espèces de couverts ; les travaux de recherche ont conduit à la sélection de plantes selon des critères d'implantation, de précocité, de résistance, etc.

Économiques : répartis sur tout le territoire, les distributeurs de semences constituent autant de relais locaux pour la diffusion de conseils, en synergie avec les messages techniques des instituts et chambres d'agriculture. Surtout, ils connaissent les disponibilités, tant sur le marché français qu'européen, des semences des espèces adaptées ainsi que leurs coûts.

    


LES SEMENCES CERTIFIEES, GAGE D'EFFICACITE DES COUVERTS VEGETAUX



Deux critères sont déterminants pour les plantes de couverture du sol :
la germination et la pureté spécifique. Des semences de plantes de couvert qui ne germent pas ou mal, c'est un couvert hétérogène, couvrant difficilement, et donc des risques de lessivage de nitrate ou d'érosion... importants, ce qui serait contraire à la justification des aides. De même,
des semences contenant des graines étrangères exposent à la prolifération d'adventices et à leur dissémination dans les cultures. Pour l'agriculteur,
qu'il soit rémunéré ou tenu à une obligation de couvrir le sol, la qualité de la semence est indispensable. Qualité garantie par la certification des semences.




    
* Retrouvez les professionnels
des semences fourragères de votre région sur :
http://www.gnis.fr/pages/fport.htm
(liste des établissements producteurs de semences par groupe d'espèces).

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