Le contrôleur

Le contrôleur

avril 2002

Les semences agricoles font l'objet de contrôles officiels répétés. C'est l'objet du métier de contrôleur.
Mais ce dernier n'est pas là que pour sévir. Arbitre et médiateur,
il accompagne et encadre.
Il est le garant de la qualité.

"Le système de certification français impose un contrôle strict des semences agricoles préalable à toute production", déclare Gérard Glorieux, contrôleur au SOC et responsable céréales de la région Centre.

En réalité, le métier de contrôleur comprend deux grands aspects.

Premier volet, les contrôles en culture, qui visent à garantir la pureté variétale, c'est-à-dire la proportion de semences ayant les mêmes caractéristiques génétiques au sein d'une variété. "Nous déléguons ce travail aux techniciens d'établissements.

contrôleurs des cultures de semences
Contrôle en champ


Ils inspectent les champs proposés au contrôle et leur attribuent une notation. Cela implique la formation, l'agrément et l'encadrement de ces personnes", souligne Gérard.

 

 

 

 

Deuxième volet, les contrôles de production en usine.

Après la récolte, les entreprises proposent les lots à la certification. Il faut alors vérifier la pureté spécifique (proportion de graines de la bonne espèce au sein d'un lot) et la faculté germinative des semences. "Nous devons contrôler le fonctionnement des laboratoires agréés chargés d'effectuer ce travail, et nous assurer que les certificats sont bien apposés sur des lots certifiables".

Ses responsabilités mettent le contrôleur en relation permanente avec les entreprises. En revanche, les contacts avec les agriculteurs-multiplicateurs sont plus occasionnels.

Homme de terrain, pour qui le relationnel est essentiel, le contrôleur a aussi un rôle de médiateur. Il fait l'interface entre réglementation, contraintes économiques et difficultés du terrain. Armé d'une connaissance technique irréprochable, il doit savoir poser le bon diagnostic et faire preuve d' une pertinence d'analyse.

Le paysage professionnel a beaucoup évolué : exigence de qualité, nouvelles techniques industrielles et meilleurs résultats...

"Nous nous sommes donnés les moyens de nous adapter, en nous dotant des bons outils et en déléguant davantage", conclut Gérard.



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