Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants
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Pourquoi Carrefour ne vend-il pas les 3 200 variétés de légumes disponibles ?

20 septembre 2017

Une campagne récente de Carrefour vise à faire croire que le manque de diversité de nos assiettes viendrait des semences. Pourquoi Carrefour veut-il vendre l'artichaut "Camus du Leon" mais pas le "Camus de Bretagne", l'oignon "Rosé d'Armorique" et pas le "Rosé de Roscoff ", le "Haricot du Tregor" et pas le "Coco de Paimpol" ?

Qu’en est-il exactement ?

Oui, la biodiversité est conservée

Les sélectionneurs publics et privés sont impliqués dans la préservation de la biodiversité : ils ont conservé les variétés anciennes quand elles étaient abandonnées de la grande distribution et, par force, des consommateurs. Ils disposent ainsi dans leurs collections de plus de 2 000 variétés de tomate, 4 000 de piment et de poivron, 1 000 de carotte… qu’ils mettent à la disposition de tous.

Ce sont ces collections et le travail de certains conservatoires et de jardiniers amateurs passionnés qui ont permis, sous l’impulsion de l’interprofession française, de remettre en marché des variétés anciennes. Aujourd’hui, près de 350 variétés pour 37 légumes sont déjà remises en production.

Attachée à ces variétés anciennes, l’interprofession des semences prend aussi en charge les frais d’inscription. Elle finance également le maintien de ces vieilles variétés pour qu’elles soient disponibles.

Une biodiversité cultivée qui s’accroît chaque année

Chaque année, les 3 200 variétés de légumes déjà en vente, s’enrichissent de plus de 150 variétés nouvelles. En 1971, il y avait moins de 500 variétés proposées à la vente.

Ces nouvelles variétés des sélectionneurs résistent mieux aux maladies et aux parasites pour qu’on puisse limiter ou se passer de produits phytosanitaires. C’est l’un des principaux axes d’amélioration avec les qualités gustatives (melons juteux et sucrés, haricots sans fils ni parchemins, endives moins amères, carottes au cœur bien tendre…), une plus grande tolérance aux stress climatiques (chaleur, froid, sécheresse) et une plus grande diversité de tailles, de formes et de couleurs.

Carrefour, comme tout le monde, peut donc vendre toutes les rhubarbes et tous les fruits de la planète, toutes les variétés de légumes des paysans, et tous les légumes “interdits”. Bien sûr, comme tout le monde, Carrefour doit aussi être attentif à respecter ses consommateurs et à ne pas les tromper sur ce qu’il leur vend.

Contacts :

François Burgaud
Directeur des Relations Extérieures
01 42 33 76 94
francois.burgaud@gnis.fr

Aline Muzard
Chargée de mission médias
01 42 33 88 29
aline.muzard@gnis.fr