Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants
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Le Gnis s'engage financièrement en faveur des ressources génétiques et de la biodiversité

26 octobre 2017

La biodiversité disponible, cultivée et alimentaire est une préoccupation majeure partagée par la société française et la communauté internationale. L’utilisation, la conservation et la caractérisation des ressources génétiques de l’ensemble des espèces cultivées et des espèces sauvages apparentées est donc désormais au cœur d’une prise de conscience collective.

Un réseau d’acteurs mobilisé pour la sauvegarde de la biodiversité

Au niveau national, la recherche publique et les semenciers privés ont longtemps été des acteurs essentiels de cette conservation. Ils assurent ainsi la gestion de 27 collections privées regroupant près de 37 000 plantes représentatives de la diversité de ces espèces, dont 2, le maïs et le blé, ont été mises à la disposition de la communauté internationale.
Depuis 2016, l’État a, pour sa part, formalisé les conditions permettant de constituer, à partir de ces 27 collections, la collection nationale française. Un travail est également en cours pour créer des collections sur d’autres espèces. Toutefois, ce travail, vital pour stopper la perte de biodiversité, demande en plus de l’engagement de tous les acteurs, des moyens financiers.

Un traité international pour l’accès aux ressources génétiques

Le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation1  a mis en place un système multilatéral d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages des produits qui en sont issus. Ce Traité qui concerne 64 des principales espèces utilisées pour l’Agriculture et l’Alimentation mondiale est un véritable succès. En effet, il comprend aujourd’hui 1 500 000 ressources génétiques. L’ensemble des bénéficiaires de ce traité, (essentiellement des acteurs des pays en développement), ont pu ainsi accéder gratuitement à 4 millions d’échantillons pour développer des plantes adaptées aux conditions et aux modes de production de chacun. Toutefois, le second volet de ce Traité n’est pas satisfaisant car, les financements disponibles pour aider les pays en développement à mieux conserver et valoriser leurs ressources génétiques demeurent clairement insuffisants.

Un financement annuel pour la conservation des ressources génétiques

Face à ces défis, et bien que la filière soit déjà un acteur majeur de la conservation et de la gestion des ressources génétiques, l’interprofession française des semences a décidé d’apporter un financement régulier annuel dès cette année. Cette contribution volontaire a été annoncée, ce jour, par le Président du Gnis, François DESPREZ, au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane TRAVERT. François DESPREZ a indiqué : « Cette contribution du Gnis de 350 000€ sera répartie à parts égales entre 175 000€ pour le fonds constitué par le Ministère pour la gestion des collections de ressources génétiques françaises, et 175 000€ le Fonds de Partage des Avantages du TIRPAA ». Stéphane TRAVERT s’est, pour sa part, félicité de l’initiative du Gnis qui vient renforcer les nouveaux engagements de l’Etat sur ces sujets. Pour conclure François DESPREZ a ajouté : « Le Gnis souhaite que de nombreux autres acteurs économiques et associatifs, concourent à la préservation et l’utilisation de la biodiversité, en le rejoignant dans cet effort financier ».

Pour sa part, le secrétaire général du TIRPAA, après avoir remercié le secteur semencier français, a déclaré : “C’est une bonne nouvelle et elle arrive à un moment opportun, vu que nous allons lancer le 4e appel à proposition dans le cadre du Fonds de Partage des Avantages“.

Retrouvez le communiqué complet du TIRPAA

1 TIRPAA

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