Groupement National Interprofessionnel|des Semences et plants
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EGA* : Le plan filière Semences et plants : 30 engagements en toute transparence

21 décembre 2017

Premier exportateur mondial, premier producteur européen, pourvoyeur de nombreux emplois en France, au cœur de l’innovation et de la recherche dans lesquelles elle est particulièrement investie, construite sur un tissu économique très diversifié, la filière des semences et plants est néanmoins confrontée à de nombreux paradoxes.

Un paradoxe en matière d’attentes sociétales, car la filière est accusée de s’approprier le vivant alors qu’elle a été à l’initiative dans les années 1950 de la mise en place du droit d’obtention végétale sorte de droit d’auteur sur les nouvelles variétés sélectionnées qui est un mode de propriété intellectuelle libre et ouvert à tous.

Un paradoxe en matière d’attentes des consommateurs, car elle est accusée d’avoir créé un catalogue des variétés pour monopoliser le marché des semences alors qu’il a été imposé par l’Etat qui avait besoin d’un instrument d’orientation de la recherche en amélioration des plantes pour répondre aux enjeux de sécurité alimentaire et d’environnement.

Un paradoxe en matière de biodiversité qu’elle est accusée de diminuer, voire de faire disparaître, alors que ce sont historiquement les sélectionneurs qui se sont préoccupés de conserver, caractériser et rendre accessibles librement les ressources génétiques françaises, et qu’elle crée chaque année plus de 500 nouvelles variétés.

Un paradoxe en matière de contrôle de la qualité des semences, qui est attaqué soit parce qu’il ne serait pas assez indépendant de l’Interprofession des semences à qui cette mission de service public a été déléguée, soit parce qu’il serait trop intrusif vis-à-vis des circuits courts qui seraient le modèle de demain, alors même que les premières attentes sociétales vis-à-vis de l’alimentation aujourd’hui sont relatives à la qualité, à la sécurité et à la traçabilité.

Un paradoxe, enfin, quand on demande à l’amélioration des plantes de permettre un jour une agriculture sans produits phytosanitaires, sans engrais chimiques, utilisant moins d’eau et moins d’espace, tout en contestant systématiquement, et par principe, l’utilisation contrôlée des avancées scientifiques qui permettent justement d’espérer pouvoir atteindre ces objectifs.

C’est pourquoi, l’interprofession n’a pas hésité à répondre favorablement à la demande du ministère de l’Agriculture d’élaborer un plan de filière pour l’ensemble des semences et des plants. Le Gnis a organisé, dans un délai très contraint une large concertation. Neuf groupes de travail ont été constitués qui ont non seulement associé les 41 organisations qui composent le Gnis, mais aussi les autres acteurs concernés non membres de l’interprofession qui travaillent à un titre ou à un autre sur les questions de semences. Le projet de plan finalement adopté par le Conseil d’Administration du GNIS le 8 décembre 2017 a été également soumis à toutes les parties prenantes au préalable pour recueillir des remarques et contributions complémentaires.

Le plan filière, ci-joint, a été remis au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation le 15 décembre.

Il comporte 30 engagements structurés autour de 3 axes :

  • mieux répondre aux attentes des citoyens, des consommateurs et des clients ;
  • innover pour accompagner les filières en transition agro-écologique ;
  • protéger, enrichir et diffuser la biodiversité.

Ce plan permettra à la filière des semences et des plants, dans toutes ses composantes, de prendre toute sa place dans la transition agro-écologique.

A ce titre, le Conseil d’Administration du Gnis a explicitement prévu un rendez-vous à 6 mois pour ajuster ce plan de filière à ceux réalisés par les autres filières végétales et animales.

Mais, pour le président du Gnis, François Desprez, il est également utile que l’ensemble des organisations, y compris les associations de consommateurs et les ONG, qui ont eu du mal à s’inscrire dans l’agenda contraint fixé par l’Etat, puissent s’exprimer sur ce plan. C’est pourquoi, une consultation publique en ligne sera organisée en janvier sur les 30 engagements du plan, qui permettra des réactions et contributions complémentaires.

Dès 2018, un comité « enjeux sociétaux » sera mis en place dans le but d’ouvrir un dialogue structuré permanent avec ces acteurs afin de mieux intégrer leurs préoccupations dans les processus mis en œuvre dans la filière semences. Dans les années à venir, un rendez-vous annuel permettra de faire systématiquement et en toute transparence le point sur la mise en œuvre des engagements pris.

Pour François Desprez, cette mise en œuvre transparente permettra de poursuivre le développement de l’ensemble des acteurs de la filière en France et à l’International en assumant pleinement la responsabilité sociale et environnementale que l’on est en droit d’attendre d’un secteur si essentiel à la satisfaction des besoins les plus fondamentaux de l’homme.

Télécharger le plan filière Semences et plants

*EGA = Etats Généraux de l’Alimentation

Contact :

François Burgaud
Directeur des relations extérieures
06 87 77 50 10
francois.burgaud@gnis.fr