Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants
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Comment l’amélioration variétale apporte des réponses aux défis de nos sociétés présents et futurs ?

06 février 2017

L’amélioration variétale, ça consiste en quoi ?

La création variétale est née du besoin des hommes d’assurer une nourriture régulière, abondante et diversifiée. L’aventure a commencé il y a environ 10 000 ans, et l’évolution des techniques et des connaissances a ainsi permis, au XXème siècle, de réaliser des progrès qualitatifs et quantitatifs exceptionnels. L’amélioration des plantes est donc un ajustement génétique progressif et permanent des plantes pour apporter des réponses aux besoins de l’homme.

Aujourd’hui, l’amélioration des plantes consiste à créer de nouvelles variétés à partir des variétés existantes en croisant, entre elles, les plantes choisies pour leurs qualités respectives. Ensuite, les meilleures plantes issues de ces croisements – les descendants – sont sélectionnées jusqu’à obtenir une plante avec les qualités voulues. La création variétale se base ainsi sur la diversité biologique de chaque espèce. A savoir, les nouvelles variétés et les anciennes variétés. L’objectif ? Répondre à la diversité des besoins de la société mais également aux défis agricoles d’aujourd’hui et de demain. Comment ? Par l’évolution continue des connaissances qui est perpétuellement intégrée aux techniques d’amélioration des plantes. Tel est le cas pour la pathologie végétale, la physiologie végétale et depuis le milieu du XXème siècle, la biologie moléculaire et les biotechnologies vertes.

Comment fonctionnent les biotechnologies vertes ?

Les biotechnologies vertes regroupent un grand nombre de méthodes et de techniques qui accompagnent la connaissance, le perfectionnement et la multiplication des plantes cultivées. En effet, les biotechnologies vertes permettent aux créateurs de nouvelles variétés d’avoir une connaissance plus fine des caractéristiques et du mode de fonctionnement des plantes. Elles représentent des outils de connaissance des plantes qui permettent d’identifier, de sélectionner et de donner à une plante, une nouvelle fonction ou caractère intéressant, pour l’agriculteur, le citoyen et le consommateur.

Les biotechnologies vertes contribuent également à sécuriser en plus les rendements agricoles pour améliorer la sécurité alimentaire dans le monde. Elles permettent, par ailleurs, de réduire l’utilisation des phytosanitaires, de lutter contre les parasites et les maladies et d’améliorer les qualités nutritionnelles des végétaux.

Aujourd’hui, les biotechnologies sont devenues indispensables à chaque étape de l’amélioration des plantes pour accroître la connaissance des génomes, explorer et utiliser la diversité génétique et faciliter l’émergence de caractères intéressants… Les instituts de recherche publics, les universités et les entreprises concernées conjuguent leurs efforts pour explorer tout le potentiel permis par ces technologies, afin de disposer d’une diversité de variétés adaptées à chacun des besoins…

Le rôle des nouvelles biotechnologies en sélection peut donc se résumer ainsi :

– Renforcer la précision de sélection : plus précises  et plus fiables, le sélectionneur n’a plus qu’à choisir de changer l’expression d’un gène, d’« éteindre » un des caractères de la plante ou, au contraire, d’en « activer » un autre.
 Obtenir un résultat plus rapide : ces techniques obtiennent des résultats tout à fait semblables à ceux obtenus par des croisements au sein de la même espèce en moins de temps.
– Travailler avec le matériel existant de la plante : ces techniques permettent désormais de travailler directement sur l’ADN d’une espèce sans y introduire un gène extérieur.

Grâce aux biotechnologies vertes, la création ou l’amélioration d’une nouvelle plante met ainsi 5 à 6 ans contre 10 à 15 ans aujourd’hui.

L’amélioration variétale, un atout pour l’homme et pour l’environnement ?

De manière générale, la création de nouvelles variétés accroît fortement la diversité biologique des espèces sélectionnées. Ainsi, plus de 500 nouvelles variétés ont vu le jour en 2015 ! De la production, à la consommation en passant par les problématiques économiques et environnementales, l’amélioration variétale doit, aujourd’hui, répondre à un ensemble de demandes très diversifiées issues de toute la chaine de valeur (agriculteurs, producteurs, transformateurs, consommateurs etc.) :

– Ainsi, les agriculteurs souhaitent disposer de semences assurant de bons rendements tout en pratiquant une démarche d’agriculture durable (moins d’intrants etc.).
– Du côté du consommateur final, les enjeux sanitaires, mais également, la saveur ou encore la conservation du produit sont des préoccupations constantes auxquelles l’amélioration variétale répond.

Pour produire plus et mieux, l’amélioration génétique des plantes se positionne ainsi comme la clef de voûte permettant de répondre à toutes ces exigences mais également au grand défi du 21ème siècle, à savoir, nourrir la population mondiale sans cesse grandissante. La FAO estime ainsi qu’en 2050, il y aura près de 10 milliards d’êtres humains sur Terre. Les travaux de recherche, d’aujourd’hui, s’orientent ainsi vers plusieurs objectifs simultanés : économiques (rendements, approvisionnement en quantité suffisante des filières de transformation etc.), environnementaux (économies d’intrants, tolérance aux stress hydriques etc.) sanitaires mais aussi nutritionnels.

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Contact :

Maïwenn Cougard
Chargée des Affaires publiques et presse
01 42 33 88 29
maiwenn.cougard@gnis.fr