Groupement National Interprofessionnel|des Semences et plants
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Comment l’amélioration variétale apporte des réponses aux défis de nos sociétés présents et futurs ?

12 décembre 2017

L’amélioration variétale, ça consiste en quoi ?

La création variétale est née du besoin des hommes d’assurer une nourriture régulière, abondante et diversifiée. L’aventure a commencé il y a environ 10 000 ans, et l’évolution des techniques et des connaissances a ainsi permis, au XXème siècle, de réaliser des progrès qualitatifs et quantitatifs exceptionnels. L’amélioration des plantes est donc un ajustement génétique progressif et permanent des plantes pour apporter des réponses aux besoins de l’homme.

Aujourd’hui, l’amélioration des plantes consiste à créer de nouvelles variétés à partir des variétés existantes en croisant, entre elles, les plantes choisies pour leurs qualités respectives. Ensuite, les meilleures plantes issues de ces croisements – les descendants – sont sélectionnées jusqu’à obtenir une plante avec les qualités voulues. La création variétale se base ainsi sur la diversité biologique de chaque espèce. A savoir, l’ensemble des nouvelles et des anciennes variétés. L’objectif ? Répondre à la diversité des besoins de la société mais également aux défis agricoles d’aujourd’hui et de demain. Comment ? Par l’évolution continue des connaissances qui est perpétuellement intégrée aux techniques d’amélioration des plantes. Tel est le cas pour la pathologie végétale, la physiologie végétale et progressivement depuis le milieu du XXème siècle, la biologie moléculaire, la génomique et la bio-informatique.

Comment fonctionnent les nouvelles techniques d’amélioration des plantes ?

Les nouvelles techniques d’amélioration des plantes regroupent un grand nombre de méthodes et de techniques qui accompagnent la connaissance, le perfectionnement et la multiplication des plantes cultivées. En effet, elles permettent aux créateurs de nouvelles variétés d’avoir une connaissance plus fine des caractéristiques et du mode de fonctionnement des plantes. Elles représentent des outils de connaissance des plantes qui permettent d’identifier, de sélectionner et de donner à une plante, une nouvelle fonction ou caractère intéressant, pour l’agriculteur, le citoyen et le consommateur.

Les nouvelles techniques d’amélioration des plantes contribuent également à sécuriser en plus les rendements agricoles pour améliorer la sécurité alimentaire dans le monde. Elles s’inscrivent parfaitement dans la logique de transition agro écologique en permettant de réduire l’utilisation des phytosanitaires, de lutter contre les parasites et les maladies et d’améliorer les qualités nutritionnelles des végétaux.

Aujourd’hui, elles sont devenues indispensables à chaque étape de l’amélioration des plantes pour accroître la connaissance des génomes, explorer et utiliser la diversité génétique et faciliter l’émergence de caractères intéressants… Les instituts de recherche publics, les universités et les entreprises concernées conjuguent d’ailleurs leurs efforts pour explorer tout le potentiel permis par ces technologies, afin de disposer d’une diversité de variétés adaptées à chacun des besoins…

Le rôle des nouvelles techniques d’amélioration des plantes dans l’innovation variétale peut donc se résumer ainsi :

Renforcer la précision de sélection : plus précises et plus fiables, le sélectionneur a ainsi la possibilité de changer l’expression d’un gène, d’empêcher son expression, ou au contraire l’amplifier.
Obtenir un résultat plus rapide : ces techniques obtiennent des résultats tout à fait semblables à ceux obtenus par des croisements au sein de la même espèce en moins de temps.
– Travailler avec le matériel existant de la plante : ces techniques permettent désormais de travailler directement sur l’expression de l’ADN d’une espèce, sans avoir à y introduire un gène extérieur.

Les nouvelles techniques d’amélioration des plantes, permettent d’accéder à des innovations variétales qu’il était impossible d’envisager auparavant.

L’amélioration variétale, un atout pour l’homme et pour l’environnement ?

De manière générale, la création de nouvelles variétés accroît fortement la diversité biologique des espèces sélectionnées. Ainsi, plus de 550 nouvelles variétés ont vu le jour en 2017 ! L’innovation variétale doit désormais répondre aux attentes économiques, agronomiques, agro environnementales et sanitaires d’une grande diversité d’acteurs (agriculteurs, producteurs, transformateurs, consommateurs, et citoyens) :

– Les agriculteurs souhaitent ainsi disposer de semences assurant de bons rendements et leur permettant de pratiquer une agriculture en pleine transition agroenvironnementale.
– Les consommateurs attendent une alimentation saine et de qualité issue de variétés adaptées à ces enjeux.

De plus, l’agriculture doit répondre également au grand défi du 21ème siècle, à savoir, nourrir la population mondiale sans cesse grandissante. La FAO estime ainsi qu’en 2050, il y aura près de 10 milliards d’êtres humains sur Terre. L’innovation variétale est donc la clé de voute qui s’appuie simultanément sur plusieurs piliers : économiques (rendements, approvisionnement en quantité suffisante des filières de transformation etc.), environnementaux (économies d’intrants, tolérance aux stress hydriques etc.) sanitaires mais aussi nutritionnels.

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Contact :

Rosine Depoix
Chargée de mission médias
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rosine.depoix@gnis.fr